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15.3.16

Murphy's Law (Molly Murphy Mystery #1)


Résumé de l'édition

Molly Murphy always knew she'd end up in trouble, just as her mother predicted. So, when she commits murder in self-defense, she flees her cherished Ireland, under cover of a false identity, for the anonymous shores of late nineteenth-century America. When she arrives in New York and sees the welcoming promise of freedom in the Statue of Liberty, Molly begins to breathe easier. But when a man is murdered on Ellis Island, a man Molly was seen arguing with, she becomes a prime suspect in the crime.

If she can't clear her name, Molly will be sent back to Ireland where the gallows await, so using her Irish charm and sharp wit, she escapes Ellis Island and sets out to find the wily killer on her own. Pounding the notorious streets of Hell's Kitchen and the Lower East Side, Molly undertakes a desperate mission to clear her name before her deadly past comes back to haunt her new future.


En français ?

Traduction personnelle

Molly Murphy a toujours su qu'elle finirait par être ennuyée, juste comme sa mère l'avait prédit. Alors, quand elle commet un meurtre par légitime défense, elle quitte son Irlande chérie, sous la couverture d'une fausse identité, pour les rives anonymes de l'Amérique fin du XIXème siècle. Quand elle arrive à New York et voit bienvenue la promesse de liberté de la Statue de la liberté, Molly commence à respirer facilement. Mais quand un homme est tué sur Ellis Island, un homme avec qui on l'a vu se disputer avec, elle devient le principal suspect dans ce crime.

Si elle ne peut pas effacer son nom, Molly sera renvoyée en Irlande où la potence l'attend. Alors usant de son charme irlandais et son esprit vif, elle s'échappe d'Ellis Island et cherche à trouver elle même le tueur rusé. Martelant les rues notoires d'Hell's Kitchen et du Lower East Side, Molly entreprend une mission désespérée pour effacer son nom avant que son passé "mortel" revient hanter son nouveau futur.

Mon avis           http://unevaliserempliehistoires.blogspot.fr/search/label/Les%20Irreguliers%20de%20Baker%20Street  


Se retrouver sur un bateau pour rejoindre New York voilà un plan que Molly Murphy n'avait pas envisagé mais pourtant elle le sait, elle ne peut plus rejoindre son Irlande natale...Revenir pour se faire arrêter ? Qui comprendra qu'elle a agit sous le coup de la légitime défense?

Dans ce premier tome de la saga Molly Murphy Mystery, l'auteure pose les bases d'une saga qui a d'ores et déjà fait ses preuves chez nos amis les anglais, puisque ce mois-ci, le seizième tome est sortie !
Pour ma part, c'est plutôt le fruit du hasard qui m'a fait découvrir cette saga. La couverture m'a de suite sauté aux yeux et lorsque j'ai vu que c'était considéré comme du "Mystery", je n'ai pas hésité une seule seconde ! Pour celles et ceux qui ignorent encore le genre. Il s'agit le plus souvent d'enquêtes policières historiques dans lesquelles l'un des héros (généralement la femme) n'est pas policier de formation. Lady Darby d'Anna Lee HUBER (ma saga préféré) est une saga du genre mais plus connue en France, la série Lizzie Martin d'Ann GRANGER (éditions 10/18) peut entrer dans cette catégorie.

Pour revenir sur ce roman, je vous avoue que j'ai passé un agréable moment. Tous les ingrédients qui rendent une saga addictive sont présents. Cela tient principalement au fait que l'héroïne a du tempérament. Un brin casse-cou, elle tombe dans des situations improbables. Des situations qui l'amène à rencontrer le policier en charge de l'affaire, Daniel. Une rencontre qui ne se fait pas dans les meilleures circonstances mais une alchimie évidente. Je suis friande de ce genre de duo, c'est aussi en partie une des raisons qui me fait aimer le genre à l'instar, d'un thriller.
le batiment vu interieurUne collection impressionante de valisesDe plus, le pan historique est bien traité. Le début du XXe siècle est marqué par une grande vague de l'immigration aux États-Unis. L'auteure s'y intéresse avec un détail déconcertant. On fait une halte à Ellis Island où tous les immigrés devaient y passer pour une inspection.

Depuis, c'est un musée que l'on peut visiter. Lors de mon premier séjour à New York, j'y avais fait une halte. Il y a une atmosphère assez dérangeante, limite angoissante.
Le bâtiment principal sur l'île où les immigrés devaient faire une halte  (photo prise en 2010)

Rhys BOWEN joue avec les origines de l'héroïne, la communauté irlandaise est très présente à New York. Certaines us et coutumes sont abordés comme la Saint Patrick. Une certaine mafia existe avec à sa tête un homme aux influences politiques considérables qui me font dire qu'on le reverra surement dans les prochains tomes...C'est un peu le grand méchant de l'histoire. 

Le seul bémol dans Murphy's Law, ce sont les facilités qu'a pris dès le départ l'auteure pour nous conduire l'héroïne à bord du bateau ou encore pour les coïncidences qui sont grosses comme une maison. Elle a cherché à être efficace au risque de prendre quelques raccourcis. 
Ceci dit, je pense que je suis trop arrêtée sur des détails et dès que l'on fait abstraction, on se prend au jeu.

L'humour british de Rhys BOWEN n'est pas incisif mais il est présent. Comme ce n'est pas un pavé que l'on tient entre nos mains, on n'a pas le temps de s'ennuyer. Du coup, je me suis laissée séduire par l'histoire sans m'en rendre compte. C'est une belle découverte sans être pour autant un coup de coeur mais aller savoir avec la suite.
Depuis ma lecture de Murphy's Law, le tome 2 et le tome 3 sont rentrés dans ma pile à lire (PAL). On peut les trouver à des prix très attractifs alors pourquoi se priver ? J'ai du retard à rattraper quand même !


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                                          DE : Rhys BOWEN
ÉDITION : Minotaur Books (2013)
PAGES : 240
LANGUE : Anglais (pas encore traduit)
LIEUX :  Ballykillin (IRLANDE) | Liverpool (ANGLETERRE) | New York (ÉTATS-UNIS)
PERSONNAGE(S) : Molly Murphy, Daniel Sullivan...
THÈMES : Enquête | Duo | New York

10.3.16

La Tante de Russie


Résumé de l'édition

Septembre 1899. La jeune Lucie quitte sa terre lorraine pour accomplir son fabuleux destin. Ou comment une orpheline née à Saint-Dizier à la frontière de la Meuse devient, à Saint-Pétersbourg, l'intime de la plus haute aristocratie impériale, la gouvernante des filles du dernier tsar de Russie, les princesses Olga et Tatiana, et l'amante passionnée du chef des cosaques du Don. Autant d'années lumineuses juste avant le chaos, la révolte d'un peuple acculé dont elle comprend pourtant la détresse. Et ses propres drames...

http://unevaliserempliehistoires.blogspot.fr/search/label/Les%20Irreguliers%20de%20Baker%20StreetMon avis                                      


"Kak uzor na okne. Snova proshloe rydom. Kto-ro pel pesnu mne. V zimny vecher kogda-to".
Cette chanson me trotte dans la tête depuis ma lecture...Donnez moi une chapka, une bonne de paire de gants et Peter me voilà (Peter c'est le nom que je donne à Saint-Pétersbourg). L'avez-vous reconnu ? Non ? Et si je vous dis que la version française a été chantée par Hélène Segara ? Mais oui, c'est la chanson du film d'animation Anastasia ! Pourquoi, je vous bassine avec ce dessin animé et quel est le rapport avec le roman ?! Ah ah...justement.

La tante de Russie, c'est l'histoire d'une journaliste Lise qui retrouve le manuscrit de sa tante Lucie. Une tante qui va quitter sa Lorraine natale pour l'inconnu et le froid glacial de la Russie.

Pour être honnête, cette lecture avait mal commencé...A plusieurs reprises j'ai même failli abandonner. Si ma sœur ne me l'avait pas offert (et fait dédicacer), j'aurai stoppé net ma lecture.
Mon reproche tient principalement aux 50 premières pages. L'auteure commence par nous narrer l'histoire de cette journaliste. On n'entre pas tout de suite dans le vif du sujet. Ça aurait pu ne pas être dérangeant. Après tout, on ne peut pas reprocher à l'auteure de vouloir mettre en place l'intrigue et de partager la découverte par l'héroïne de ce fameux roman ; mais ce qui m'a foncièrement gêné, c'est la familiarité du personnage. J'ai eu la sensation que l'auteure considérait que la narratrice était connue du lecteur. Je ne sais pas si c'est du au fait que ce personnage soit récurant dans ses œuvres (il y a des astérisques et des références aux autres romans) mais il ne faut pas oublier que c'est peut être la première fois que l'on fait la connaissance de Lise. Du coup, j'ai eu le sentiment de m'incruster dans la vie de quelqu'un et mon intérêt a vite disparu. Je m'ennuyais littéralement et je trouvais que le nombre de pages rien que sur ce personnage était trop long ! Le titre c'était La Tante de Russie mais où était-elle?

Heureusement, il y a la page 53. On fait un bond dans le passé et on découvre Lucie Thomas. Dès lors, j'ai pu enfin découvrir le talent d'Élise FISCHER. Une partie historique très bien exploitée et il y a une atmosphère qui m'a comme hypnotisée. J'ai même regretté que La tante de Russie soit si court (surtout avec le début que je considère comme du temps perdu). J'en voulais toujours plus !

C'est le parcours de Lucie Thomas qui est ainsi raconté et quel parcours ! Cette orpheline a fait du chemin pour devenir préceptrice. A Nancy, où tout commence, elle rencontre le comte Piotr Viola Narodov. Une histoire d'amour si romantique, si grandiose et peu commune. Des moments à Nancy où je vois avec clarté le parc de la pépinière, son kiosque...
Puis, le départ tant attendu pour la Russie. Un dépaysement totalement réussi. On fait des rencontres à la Une image vivifiante du faste de l'époque se matérialise devant mes yeux. Le point de vue de cette française qui a le privilège de faire la connaissance de la petite Anastasia entre autre, de la famille tsarine...Elle partage leur intimité et partage avec nous ses craintes, ses doutes, tout en ayant après le recul de la tragédie qui va toucher la Russie.
Cour du tsar, on partage des instants.
J'ai été tellement sous le charme de cette partie que j'ai même versé une petite larme.

La tante de Russie fut au final une très bonne découverte. Je ne regrette pas d'avoir persévéré. S'il n'y avait pas eu ce début qui représente quand même 20% du livre...J'aurai pu avoir un coup de cœur ! Ce roman est la preuve qu'il faut toujours laisser une chance à un livre.


                                          DE : Elise FISCHER
ÉDITION : Presses de la Cité (2014)
PAGES : 254
LANGUE : Français
LIEUX : Paris, Saint-Dizier, Nancy (FRANCE) | Saint-Pétersbourg, Tsarkoïe Selo/Pouchkine, Yalta, Lac Orega, île de Kiji (RUSSIE), Kiev (UKRAINE)
PERSONNAGE(S) : Lucie Thomas, Comte Piotr Volia Narodov, Lise...
THÈMES : Russie | Tsar | Témoignage

19.8.15

Rodin's Lover

                                          DE : Heather WEBB
EDITION : Plume (2015)
PAGES : 320
LANGUE : Anglais (pas encore traduit)
LIEUX :  Villeneuve-sur-fère, Saint-Germain-en-Laye, Calais, Touraine, Paris (FRANCE) | Londres, Peterborough, Île de Wight (ANGLETERRE)
PERSONNAGE(S) : Camille Claudel, Auguste Renoir, Paul Claudel...
THEMES : "Biofiction" | Romance | Art
Résumé de l'édition

As a woman, aspiring sculptor Camille Claudel has plenty of critics, especially her ultra-traditional mother. But when Auguste Rodin makes Camille his apprentice—and his muse—their passion inspires groundbreaking works. Yet, Camille’s success is overshadowed by her lover’s rising star, and her obsessions cross the line into madness.

Rodin’s Lover brings to life the volatile love affair between one of the era’s greatest artists and a woman entwined in a tragic dilemma she cannot escape.


En français ?

Traduction personnelle

En tant que femme, aspirant à être sculptrice Camille Claudel a beaucoup de critiques, en particulier de sa mère ultra-traditionnelle (ultra-conservatrice). Mais lorsque Auguste Rodin fait de Camille son apprenti – et sa muse – leur passion inspire des œuvres révolutionnaires. Pourtant, le succès de Camille est éclipsé par le succès de son amant, et ses obsessions franchissent la ligne de la folie.

Rodin's Lover donne vie à l'histoire d'amour volatile entre un des plus grands artistes de son époque et une femme liée à un dilemme tragique qu'elle ne peut échapper.


Mon avis                          


Le fusain heurte la pierre, un semblant de forme se dessine. Un rayon de lumière filtre la baie vitrée...On s’attendrait à croiser à tous les coins de rue, des artistes avec un béret et une esquisse sous le bras.

Rodin's Lover plonge le lecteur dans le monde bohème de la vie d'artiste, dans un tableau idyllique du Paris de la Belle Époque.
À travers l'amour coupable d'un couple atypique, Heather Webb tente d'appréhender le destin assez sinistre de Camille Claudel mais aussi sa relation destructrice avec Auguste Rodin. Tous les deux sculpteurs, on ne sait plus qui des deux à le plus influencé l'autre.

Bien que le célèbre sculpteur ait éclipsé Camille Claudel dans la mémoire collective, l'auteure tente à sa manière de rendre hommage à cette sculptrice.  
Rodin's Lover débute par le départ de la famille Claudel pour la vie à la Capitale et ceci jusqu'à l'année 1913. Cette année est l'année où l'artiste sera contrainte d'arrêter son art, pour être internée dans un hôpital psychiatrique.

Progressivement au cours de cette lecture, la personnalité de la sculptrice commence à se modifier. D'une nature joyeuse, pleine d’insouciance, elle se met à entendre des "voix". Le lecteur prend conscience qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Sans pour autant confirmer que Camille ait été folle – il y a eu de nombreuses controverses sur son internement, Heather Webb fait transparaître de l'artiste, une âme passionnée qui va travailler jusqu'à l'épuisement au point d'en devenir paranoïaque. Peut-on affirmer que ce soit de la folie ou était-ce tout simplement une lassitude ? Un être submergé par les émotions qui se sent rejeté par sa mère, son amant et qui veut réussir par elle-même dans ce monde où c'est l'homme qui doit régner.
Son art transpire de son amour pour son travail, chaque pièce est inspirée d'un événement. C'est un portrait pleins de reliefs que l'on a de Camille Claudel.
Au début de cette lecture, je connaissais peu de chose sur cette sculptrice, si ce n'est qu'elle avait eu une liaison avec Rodin. Désormais, il m'est impossible de la cantonner qu'à ce rôle et j'ai été poussée à rechercher quelques unes de ses œuvres. L'art est subjectif mais au premier coup d’œil, on devine rapidement que Camille Claudel avait du talent.  Je vous invite à aller rechercher notamment La Valse ou L'âge mur.

Ce roman est en quelque sorte une biographie fictionnelle où le corps reste une biographie mais qui prend vie par des dialogues, des scènes imaginées à partir de faits avérés.
Les dialogues sont d'ailleurs un atout dans ce livre. Heather Webb a conservé le parler populaire du français et il y a de nombreux mots en français comme « minou », « mer*e ». Ce détail prend son importance, tant il nous laisse l'impression d'être - pour un temps - dans les rues parisiennes de la fin du XIXème.

Comme j'ai tendance à m'assoupir devant une biographie, ce genre de livre est idéal pour apprendre les grandes clés de la vie d'une personne célèbre, tout en gardant le côté romancé d'un livre. L'auteure cherche à coller au plus près de la réalité (connue) et même si certaines libertés sont prises, elles le sont expliquées à la fin du livre !
Heather Webb ne cherche pas à affirmer certaines rumeurs mais laisse planer le doute. Il n'y a qu'une seule fois où elle affirme un certain événement dramatique dans la vie de Camille Claudel alors qu'il n'y a qu'une seule source vérifiable. Cette source étant extrêmement fiable, cette liberté a pu être permise.

Le cercle de Camille Claudel et plus généralement celui de Rodin est composé de nombreuses personnalités chères aux français. Le lecteur pourra rencontrer Victor Hugo, Emile Zola ou encore Boucher...Heather Webb ne se cantonne pas à Camille et parle aussi de Rodin qui est un peu son âme sœur.
Rodin a le double de son âge, son travail est remarqué mais il n'a pas encore fait la pièce maîtresse qui fera de lui LE sculpteur...qui lui donnera la reconnaissance de son Pays. On suit aussi, la rivalité de certains de ses amis...Il avait une réputation de coureur de jupons qui le précédé mais sa rencontre avec Camille va apporter quelque chose dans sa vie que même "sa compagne officielle" Rose n'arrive pas à lui donner. Sans poser de jugement sur ce couple et sur les intentions de Rodin, c'est un artiste généreux qui n'hésite pas à ouvrir son atelier à des femmes qui souhaitent s'exercer dans cet art.
Tout comme pour Camille Claudel, à part son œuvre « Le penseur », j'ignorais tout de lui. Désormais, je suis piquée par la curiosité et j'espère trouver assez rapidement un bon livre à son sujet.

Rodin's Lover est une très belle carte postale d'un Paris peut être idéalisé par les étrangers...Sans pour autant aller dans le cliché extrême. N'étant pas parisienne, j'aime aussi gardé que le côté positif de la capitale. Ce roman ne permet certes que de survoler la vie de Camille Claudel - trois décennies en un peu plus de 300 pages - mais pour en faire la découverte, il trouvera très bien sa place sur une étagère de notre bibliothèque.

Certaines œuvres de Camille se trouvent dans une aile du Musée Rodin à Paris. En 2016, un musée lui sera entièrement consacré : Musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine. 

 © Melleaurel

23.6.15

After the War is Over (#2)


Résumé de l'édition
With the Great War finally at an end, life must go on for those who have survived. Charlotte Brown witnessed the devastation war wrought as a nurse, but after the war she decides to resume her career as a social worker in Liverpool. There she helps others to better their lives, even as she struggles to forge a future of her own. Charlotte is fortunate to have friends old and new to guide her, including the women at her boarding house, her colleagues, and a radical young newspaper editor with romantic hopes.

But a chance encounter with Edward, her dearest friend’s brother, pulls Charlotte back into the past. Once charming and infuriatingly arrogant, the new Earl of Cumberland has become another casualty of the war. Still, Charlotte sees the specter of the captivating man he once was, and she knows he could offer her a life far different from the one she has now. But being the wife of aristocrat comes with a price the independent young woman can’t bear to pay.

As the country seethes with unrest, and post-war euphoria flattens into bitter disappointment, Charlotte must make an impossible choice: keep her freedom, or turn her back on the only man she has ever loved ?
http://unevaliserempliehistoires.blogspot.com/search/label/Read%20in%20englishMon avis


ATTENTION RISQUE DE SPOILER SUR LE TOME 1 !

Les soldats sont de retour, le 11 novembre dernier à 11h, les cloches sonnaient à nouveau, la guerre était finie. Silence dans les rues, les femmes qui ont du reprendre le travail d'hommes s'arrêtent quelques instants. Certaines pleurent leur mari, amant, enfant qu'elles ne reverront plus, d'autres de joie et d'impatience de les retrouver.
Charlotte Brown certainement faisait parti de ces femmes. Celle dont on ne connaissait que peu de chose dans Somewhere in France, devient le temps de ce tome, l'héroïne.

C'est à Liverpool qu'on la retrouve. Après avoir vécu durant la guerre à Londres où elle officiait en tant que nurse, elle retrouve le poste qu'elle occupait depuis 1911 mais depuis l'armistice, tout a changé.

Jennifer ROBSON nous fait découvrir un peuple trahit par les politiques. La multiplication des grèves, la violence envers les femmes par d'anciens soldats, la pauvreté des ménages sont devenus les lots de soucis quotidien de nombreux anglais.
Charlotte, en tant qu'assistance d'une suffragette, essaye comme elle peut d'aider ces gens. Passion de son travail au détriment de sa vie personnelle. Par bien des aspects, Charlotte a le tempérament de Vera BRITTAIN, son implication politique ne fait que renforcer cette idée.
L'auteure centre son intrigue sur cette héroïne. On apprend, qu'après 3 ans à Oxford passée avec succès, la jeune fille ne peut prétendre à un diplôme parce que c'est une femme. Charlotte tombe sur une annonce pour devenir préceptrice. Même si ce poste est nettement inférieur à ce qu'elle pourrait avoir si elle était un homme, elle accepte. C'est grâce à cet emploi, que Charlotte fait la connaissance de Lily mais surtout d'Edward.

A l'heure où l'histoire se déroule, Charlotte vit dans une pension avec d'autres locataires. Des colocataires aux tempérament différents mais surtout on aime à savoir ce qu'elles ont fait durant la Guerre comme Rosie, l'infirmière ou encore la mystérieuse Meg, veuve de guerre.
Tour à tour, on se met à vibrer aux rires et pleurs de ces femmes qui ont droit à leur bonheur. La place de la femme est au centre de ce roman, la plupart du temps, au détriment de la romance.

La guerre n'a pas non plus épargnée la famille Ashford. Edward est revenu du front différent aussi bien moralement que physiquement. C'est un homme de principe qui étouffe de sa condition. Il veut donner un sens à sa vie et arrêter de faire ce que l'on attend de lui. Sa relation est particulière avec Charlotte. Cette relation, le pousse à prendre conscience de ses privilèges. Certains flashbacks permettent de prendre toute la mesure de cette amitié.
Là aussi l'auteure évoque un autre point, connu pour les historiens. J'aime beaucoup les romans qui traitent de l'après guerre car souvent, ce sont des personnages qui ont les nerfs à vif que l'on retrouve. Le garçon timide peut devenir le pire des saligauds et vice-versa. La guerre ne faisait pas de différence entre les classes sociales.

Le rythme de l'histoire est un peu ce qui à fait défaut à ce tome, ça a été en dents-de-scie. Le début bien que nécessaire, manquait cruellement de rebondissements. Je m'attendais à de la romance et j'ai du attendre pour en avoir. À partir du moment, où Charlotte rencontre la famille Ashford - c'est-à-dire la première fois et les autres moments, le roman devient nettement meilleur. Charlotte paraît moins insensible, moins froide. Néanmoins, vers la fin, à nouveau, j'ai regretté quelques facilités dans l'histoire. Elle m'a semblé trop vite expédiée.

After the War is Over est quand même un très bon tome, qui m'a cependant moins convaincu que Somewhere in France.
Jennifer ROBSON écrit un troisième tome, j'ignore s'il s'agira d'une suite à ses œuvres mais on peut déjà connaître le titre : Moonlight over Paris. La publication est prévue pour janvier 2016. Peut-être un tome sur les années folles en compagnie du petit frère d'Edward et de Lily ??


::1::  ::2::  ::3:
                                          DE : Jennifer ROBSON
EDITION : William Morrow P.S. (2013)
PAGES : 400
LANGUE : Anglais (pas encore traduit)
LIEUX : Londres, Cumbria, Liverpool, Euston, Oxford, Haverthwaite, Cawdale, Penrith, Wells (ANGLETERRE)
PERSONNAGE(S) : Charlotte Brown, Lord Edward Ashford, Lily Ashford, Robbie Fraser...
THEMES : Romance | Historique | Post Première Guerre Mondiale.


3.12.14

221B Baker Street

                                          DE : Graham MOORE
EDITION : Pocket
PAGES : 512
LANGUE : Français
LIEUX : Norwood, Hindhead, Millhead & Londres (ANGLETERRE) | New York (ETATS-UNIS) | Chutes de Reichenbach (SUISSE)
PERSONNAGE(S) : Arthur Conan Doyle, Bram Stocker, Harold White...
THEMES : Enquêtes | Sherlock | Historique
RÉSUMÉ DE L’ÉDITION
Octobre 1900, Londres. Après avoir reçu un étrange courrier, Conan Doyle se retrouve mêlé à la disparition de plusieurs jeunes filles dans les bas-fonds de la ville. Sur les traces d'un tueur en série, il demande l'assistance d'un de ses amis, l'écrivain Bram Stoker, auteur de Dracula.

Janvier 2009, New York. C'est un grand jour pour Harold White : son article mettant en parallèle les exploits de Sherlock Holmes et la naissance de la médecine légale lui vaut d'être intronisé dans la prestigieuse association des « Baker Street Irregulars ». C'est aussi un grand jour pour ladite association : Alex Cale, l'un de ses membres les plus renommés, vient de retrouver le « Saint-Graal » des fanatiques de Conan Doyle, le fameux tome perdu du journal intime de l'écrivain, couvrant les mois d'octobre à décembre 1900. C'est en effet à cette époque que Conan Doyle, après avoir fait mourir Sherlock Holmes sept ans plus tôt au grand dam de ses admirateurs, a décidé, pour une raison demeurée inconnue, de faire revivre le célèbre détective. Mais Alex Cale est assassiné avant d'avoir pu dévoiler le contenu du fameux journal et Harold, inspiré par l'art de la déduction de son illustre modèle, se lance sur la piste du meurtrier.
MON AVIS
          Bien que je connaissais de nom Sherlock Holmes et son auteur, Arthur Conan Doyle, je ne me suis jamais vraiment intéressée à ce détective et ni à cet auteur. Certes, je connaissais Sherlock et son acolyte par le biais de la série de BBC mais c'était tout. Je lis très peu de policier, alors forcément lorsque je pense en lire un, je m'attends à une enquête même si elle n'est pas extraordinaire, au moins étonnante !

          221B Baker Street avait tous les ingrédients pour être alléchant : un côté historique, la mise en scène de personnes ayant vraiment existées, deux enquêtes pour le prix d'une...Il n'en fallait pas plus !
Dans ce livre, le lecteur suit parallèlement à l'enquête que mène Arthur Conan Doyle en 1900, une autre en 2010 qui est menée par Harold White. Le lecteur se doute que les enquêtes sont liées.
Cependant lorsque l'on fait un tel choix, il faut vraiment avoir deux enquêtes qui tiennent la route et surtout deux enquêtes qui sont du même niveau. Or, dans l’œuvre de Graham MOORE ce n'est pas le cas. Ce qui était un point positif devient un élément qui tire le roman vers le bas ou pour être imagé, dans les tréfonds du Londres du début XXème.

          La première enquête est celle menée par Harold, un jeune membre des "Baker Street Irregulars" – un club qui existe vraiment ! Il cherche à retrouver le meurtrier d'un des membres du club car ce dernier serait en possession d'un journal disparu d'Arthur Conan Doyle. Un mystère plane autour de ce livre et le lecteur se demande mais qui a tué ce membre ? Est ce un autre membre ? Le descendant d'Arthur Conan Doyle qui est aussi à la recherche de ce journal ?
Cette investigation est celle qui est pour moi, la moins aboutie. Même si j'ai été bluffée par le dénouement de l'histoire, tout au long de cette enquête, ça manque cruellement d'actions.
Harold, le héros est fade, affublé d'un chapeau de chasse qui le  rend limite pathétique. Sa description du départ qui me faisait penser au stéréotype de l'adulte qui veut se prendre pour un adolescent, a été confortée au fil des pages. Graham MOORE a voulu en faire un héros alors qu'il n'y paraissait pas de prime à bord sauf qu'en jouant avec les clichés, il n'a pas réussi à le rendre crédible ! J'avais envie de lui dire "Bon, t'arrêtes une minute de jouer ?" J'ai eu du mal à le prendre au sérieux et je trouvais que même la manière de lui confier l'enquête était trop belle pour être vrai.
S'agissant de son acolyte Sarah, elle est amenée tellement de manière suspecte que même si on ne le veut pas, le lecteur est obligé de se méfier d'elle. Le lecteur sait qu'on va apprendre quelque chose sur elle et du coup, je me suis trop attachée à de petits détails la concernant pour apprécier pleinement certaines scènes.
          Quant à l'intrigue en elle-même, vers la fin, il y a eu un bon rebondissement mais tout au long, tout était prévisible. Le changement de lieu, passer des États-Unis à l'Angleterre, n'apporte rien ! Il y avait trop les codes d'une enquête classique que l'on retrouve dans les séries policières américaines : une poursuite, une filature, une scène clé qui a été vandalisée, une personne qui se déguise en ouvrier... Ça manquait cruellement d'originalité ! 
D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si Graham MOORE avant d'être écrivain était scénariste. De plus l'auteur, à un moment donné s'est trop attardé sur un détail anodin pour que moi lectrice (paranoïaque peut être) ne pense pas me méfier !
La trame de l'histoire était lisible, comme un mode d'emploi, on pouvait suivre étape par étape la manière de procéder de l'auteur.

       J'ai été soulagée de constater que conjointement à cette enquête et alternativement à chaque chapitre, il y en avait une autre, celle de 1900.
Dans cette enquête, c'est Arthur Conan Doyle qui joue le pseudo détective avec en guest-star Monsieur Bram Stocker (le papa de Dracula).
Le côté "réaliste" a un certain attrait même si les dialogues et quelques évènements n'ont pas existé ou comme l'auteur s'explique se sont déroulés quelques années après.
L'ambiance 1900 a joué un grand rôle dans le fait que cette enquête m'a beaucoup plu et que je n'ai pas renoncé à ce roman. Il y avait encore dans les rues de Londres, les lampes à gaz. Je m'imaginais bien cette lumière tamisée qui enveloppait les rues sinistres et les rues joyeuses de Londres. On est au début de l'évolution des techniques policières comme la prise des empreintes...
Conan DOYLE est victime d'un attentat par le biais d'une lettre piégée, il pense que son meurtrier veut attirer son attention car il aurait commis d'autres meurtres : ceux de filles suffragettes.
L'idée de départ était excellente, cela permettait de combiner l'histoire avec un grand H et l'enquête policière. Pourtant, cette enquête s'est essoufflée et le responsable est l'auteur lui même, qui a pris le partie de donner un caractère exécrable à Arthur Conan Doyle. Au départ, c'était amusant, à la longue épuisant !
J'ai été hors de moi lorsque "le personnage" d'Arthur Conan Doyle (voir photo) donnait ses impressions sur les femmes  – j'ai eu l'impression de découvrir un auteur misogyne ! Après quelques recherches, le point de vue d'Arthur Conan Doyle sur la place de la femme ressemblait un peu à ce que l'auteur nous décrivait dans ce livre. Pourtant, j'aime prendre du recul avec ce que la presse avait dit à l'époque et ce que l'auteur (Arthur) pensait vraiment. On ne le sera jamais mais bon, j'ai une certaine méfiance quand on voit, avec quelle facilité on peut en sortant du contexte vous faire dire des choses abominables !
Même si Graham MOORE a du faire de nombreuses recherches, a essayé d'être au plus juste sur le comportement du célèbre auteur, j'ai au fils des pages de moins en moins aimé Arthur Conan Doyle et fini par être un peu déçue ! Mais comme je le dis, précédemment, il faut prendre tout cela avec des pincettes !
Ensuite, j'ai regretté la manière dont l'enquête se clôture comme un soufflet qui monte dans le four et qui retombe à la sortie ! Que c'est dommage ! Pourquoi se donner autant de mal pour ne pas trouver un tueur à la hauteur de l'histoire !
Au final, j'aurai préféré que l'auteur se penche plus sur l'enquête de 1900. Comme, il a du inventer quelques faits, autant carrément oser une fin extraordinaire, non ?
[SPOILER] Pourquoi ne pas faire de Bram STOCKER, le tueur ? Ça aurait été osé mais aussi justifiable par sa quête d'histoires sanguinaires ! [SPOILER]

221B Baker Street est un bon roman qui plaira aux fans du célèbre détective mais il y a trop d'imperfections pour le rendre indispensable. Je ne pense pas lire d'autres romans de cet auteur – s'il y en a ;  mais pour autant, il m'a donné envie de me plonger dans les aventures de Sherlock Holmes. Alors, au moins avec cette lecture je n'aurais pas eu la sensation de perdre totalement mon temps.

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© Melleaurel